Passer la frontière du Guatemala fut un jeu d’enfant, c’est comme si tout était prévu pour nous sans rien à penser. Transport privé jusqu’à El Remate, arrêt dans un gichet pour avoir des quetzal (la monnaie du pays), arrêt dans un agence de voyage pour booker un tour dans les ruines de Tikal et même le transport dans 2 jours pour notre prochaine destination. Comme si ce n’était pas assez, ils nous trouve un hotel qui convient à nos besoins et transportent nos bagages jusqu’à la chambre. Quelques heures et tout est booké, c’est le temps de relaxer sous ces 44 degrés celcius.

On a un peu souffert de la chaleur à San Ignacio avec notre pauvre ventilateur, maintenant, au diable les dépenses, on se gâte avec le plus chic hôtel du coin, El Muelle. Air climatisé, TV, Wifi, piscine, bar et restaurant avec une vue à tout casser sur le lac, tout pour ne pas se casser le bicycle avec cette chaleur pour 50$ la nuit. C’est plus que le double de ce que l’on paie d’habitude mais on est vraiment traité comme des rois. On a même pas le goût de visiter le village, on fait de l’hôtel et that’s it! Seule activité au programme, visiter Tikal.

Tikal est un important site maya qui a été partiellement restauré pour les tourristes et qui mérite le détour selon tous les oui dire. Mais des ruines encore!! Je suis maintenant officiellement tanné, mais je me botte les fesses pour pouvoir mettre un crochet à coté de Tikal sur ma todo liste à faire dans une vie.

Tant qu’à faire on va se tapper la totale, départ à 3h de matin pour voir le lever du soleil depuis le plus haut temple restauré du site. Je suis toujours de très bonne humeur après 4 heures de sommeil… Donc une heure de bus dans la nuit où je n’ai pas envie d’adresser la parole à personne et pour rajouter au bonheur de cette excursion, j’ai la diharé aujourd’hui…

Arrivé au site, je me rue vers la toilette, armé de ma lampe frontale et de mon meilleur ami, le rouleau de papier de toilette de la délivrance! Après 4 diaharés en 2 mois, on finit par s’armer efficacement.

Léger comme un oiseau, j’entreprends la randonnée de 45 minutes en forêt, dans cette noirceur totale, éclairé par les 4 lampes de poche de notre groupe de 17 personnes. À chaque enjambé de racine, je dois faire de grands efforts pour contenir mon envie de me soulager dans une fougère et chaque fois que Maïté me demande : « Ça va? » je réponds : « Je serre les fesses… »

Arrivé au temple, il y a une toilette: FUCK YEAH!!! Délivrance suivi de l’escalade de ce temple haut de 64 mètres. Au sommet près de 50 personnes s’entassent sur les marches du temples, moi qui pensais qu’on allait être tranquille. On attend tranquillement la levée du jour en silence, les perroquets et les singes hurleurs se compétitionnent à grands cris virils, l’éveil de la jungle est bien agréable.

Le soleil se lève et le guide s’empresse de nous dire que l’on est vraiment chanceux de le voir si bien aujourd’hui, mais moi un peu blasé je profite de cette position assise pour penser à combien mon lit du Québec me manque. On part ensuite marcher de temples en temples, on rencontre des singes qui nous lancent des branches pour protéger leur territoire, d’autres mamifères dont j’ai oublié le nom et une tarentule que j’ai lâchement lancé parterre quand l’envie lui a pris de monter sur mon bras en direction de mon cou.

La visite était bien correcte même pour un gars blasé mais lorsque à la fin du parcourt on débouche sur la place centrale, je suis bouche-bée. Faut admettre que c’est vraiment hot ici! Quatre immenses temples entourent la place centrale, chacun à un point cardinaux. Je me sens comme un explorateur et un enfant courant dans les ruines, grimpant les marches dans l’espoir d’atteindre le plus haut point. Magnifique! Si vous avez un site en ruines à voir, ne manquer pas Tikal, il y a des choses réellement unique à découvrir ici.