Après Tikal, l’un des autres « must to see » du Guatemala est Semuc Champey, un magnifique parc renommé pour ses piscines naturelles d’eaux turquoises excellentes pour se baigner et se raffraîchir. Quand il fait 44 degrés Celsius à l’ombre, c’est l’endroit essentiel pour survivre.

On prend donc une navette à 6h30 le matin de El Remate à Lanquìn avec plusieurs bières et multiple arrêts pipis sur le bord de la route. Je déteste ça! Il y a tellement de serpents, de scorpions et de bibites dangereuses, je ne m’habituerai jamais à exposer mes fesses à tout ces envahisseurs. Steph s’est même fait mordre par une tique pendant ce voyage!

Après une magnifique ride de plus de 10h sur la route entourée de jungle et serpentant les montagnes, on arrive finalement à Lanquìn où on change de bus pour un 4×4 parce que la route vers notre hôtel et le parc est, disons-le, très accidentée. On a même droit à notre premier flat du voyage!

Malgré le fait que tous les touristes se rendaient à El Portal, nous avons décidé de nous rendre à l’hotel El Zapote. Après notre hotel de luxe, la chambre est plutôt rustique. Avec la douche alimentée par l’eau de la rivière et les fenêtres sans vitre et sans moustiquaire, on a l’impression de faire du camping.

Comme on commence à avoir moins de temps devant nous, aussitôt arrivé, on réserve notre journée à Semuc Champey, avec guide, visite d’une grotte (encore!!!), descente de rivière en tripe, déjeuner et dîner inclus pour 250 QTZ chacun (31,25$US). Vraiment pas cher! On réserve aussi notre autobus vers Antigua le surlendemain pour 150 QTZ chacun (un peu moins de 20 $US). Pas de temps à perdre!

On se rend donc le lendemain avec notre guide, Santiago, au parc de Semuc Champey. Premier arrêt, visite de la fameuse caverne K’anba, mais, attention, éclairés seulement par des chandelles qu’on transporte avec nous! Une chance que j’ai apporté ma lampe frontale! Et comparativement à la visite d’Actun Tunichil Muknal (« ATM »), la sécurité n’est clairement leur priorité.

Notre guide commence par nous dire qu’on peut enlever nos espadrilles, mais comme on vient tout juste de visiter une caverne et qu’à plusieurs endroits, ils étaient essentiels, nous avons préféré les garder. Et une chance qu’on ne les a pas enlevées! Le niveau de difficulté était encore plus élevé qu’ATM. Moi qui pensait avoir été bonne à ce moment, je dois encore plus me surpasser!

Et bien sûr, avec mon habilité légendaire, je trouve le tour de me cogner durement le genou sur une roche dans les deux premières minutes de la visite augmentant encore le niveau de difficulté. Bravo Maïté! On s’enfonce donc dans la caverne en nageant avec une main et en tenant la chandelle bien droite avec l’autre, le guide nous ayant fortement spécifié qu’il est primordial de ne pas la placé de côté parce que sinon on allait manquer de lumière avant la fin… Encourageant!

On se fie donc à notre petite source de lumière pour éviter les obstacles, nager et grimper des échelles ainsi que des parois rocheuses, le tout avec une seule main de libre et, parfois, une petite corde placée là pour nous aider. Quelle expérience! Steph a même oser encore plus que moi en escaladant un mur et en sautant à l’aveugle dans les eaux sombres de la grotte.

Deux moments forts ont été l’escalade d’une paroi verticale arrosée d’une chute avec une corde munie de quelques nœuds où Steph à glissé et s’est étendue de tout son long accroché seulement par les mains à cette corde mouillée; l’autre fut lorsqu’on a dû se laisser glisser par le bas dans une fissure où même Steph n’avait pas de prise pour ses pieds avec ses longues jambes, la fissure juste assez large pour mes fesses nous laisse tomber dans un bassin d’eau plus bas! Oufff! Ma motivation principale pour continuer d’avancer était: « Merde! Il faut pas que je reste pogné toute seule icite! »

On ressort finalement sain et sauf, avec en prime plusieurs bleus et quelques égratignures, après environ une heure trente d’escalade et de nage et avec encore assez de lumière pour se diriger dans les dédales de la caverne.

Direction, la descente de la rivière en tripe. Encore une fois, le courant est peu rapide, mais cette fois-ci, les tripes sont beaucoup plus petites. Tellement que Steph le géant arrive difficilement à se tenir assis dedans. C’est littéralement tordant de le voir essayer d’y embarquer :)

Après la petite balade, on arrive près d’une pont d’environ une quinzaine de mètres de haut et le guide nous demande si on veut y sauter. Steph dit bien sûr oui sans hésiter, mais je décide plutôt de filmer le tout d’en haut. Il faut bien que quelqu’un se sacrifie pour rapporter des souvenirs ;) Surtout qu’après le flat monumental sur les fesses que Steph a fait, ça donne moins le goût de sauter…

On se rend finalement vers les piscines naturelles de Semuc Champey. Mais avant, question de vraiment avoir encore plus chaud, on décide de monter, ou devrais-je dire, d’escalader pendant plus d’une heure, les marches menant vers le mirador surplombant la rivière. Steph et moi peinons à suivre le rythme de notre guide qui gambade littéralement dans les marches pendant que nous, on souffle et on sue comme des boeufs! Mais quelle vue une fois en haut!

Et rendu dans l’eau, c’est encore plus beau. Les nuances de bleus et de turquoises avec la lumière du soleil et les petites cascades, c’est tout simplement paradisiaque. Tout l’après-midi, on se baigne, on glisse ou on saute entre les piscines, on visite de petites grottes naturelles et on relax un peu en se faisant masser les orteils par de petits poissons curieux. C’est vraiment la belle vie!