Après Dangriga et Cockscomb Basin Wildlife Sanctuary, on décide de se rendre à Hopkins, un petit village rempli de backpackers situé près de la mer et, surtout, près de Sittee River, d’où nous devons partir le dimanche matin suivant pour se rendre sur une île privé.

En attendant, on tue le temps en écrivant en rafale les articles du blog qu’on a négligé de rédiger parce qu’on était beaucoup trop occupé à rien faire et à profiter de la vie. C’est tout nous ça, procrastriner, même quand on a rien que ça à faire ;)

Cette région du Belize est connue pour être le berceau de la culture Garifuna, les descendants des esclaves africains, depuis longtemps affranchis. On en profite donc pour manger du hudut (sorte de soupe au lait de coco contenant un poisson entier accompagné de banane plantain en purée) et d’un plat dont je ne me souviens plus du nom, composé d’une sorte de rat musqué mijoté longtemps dans un sauce épicé. C’est surprenament délicieux. IL parait que c’est ce met que les Béliziens ont servi à la reine d’Angleterre lors de sa dernière visite.

Stéphane en profite également pour prendre des cours de tambours traditionnels. Il a vraiment le rythme dans le sang!

Notre dernier soir à Hopkins, en allant porter les vélo qu’on avait loué, on passe devant une maison en retrait du bord de la route de terre battue et on entend le beat aux sonorités africaines des tam tams jouant un air de fête. On décide de se laisser guider par la musique et en parlant aux gens qui se trouvent sur place, on se rend compte qu’il s’agit d’une cérémonie spéciale en commémoration d’une personne décédée il y a quelques années.

On assiste donc, spectateurs silencieux et témoins privilégiés, à une cérémonie religieuse traditionnelle garifuna. On peut dire que ça n’a rien à voir avec nos messes anniversaires. Il s’agit plutôt d’une fête où tout le monde danse et se rémémore les bons moments passés en compagnie de cette personne. On a même la chance de voir ce qui nous semble être la doyenne du groupe accompagner les danseuses aux mouvements de bassin endiablés.

Par respect pour le caractère sacré de l’évènement, nous ne prenons aucune photo, mais cette soirée restera sans aucun doute gravée dans notre mémoire comme un moment de pur authenticité de la culture traditionnelle du Belize.