Quand on pense à Copan, on pense aux ruines maya qui font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO mais il y a beaucoup plus à voir que ses ruines. Avis aux futurs voyageurs, la ville de Copan Ruinas vaut réellement le détour. Nous avons passé une semaine dans cette ville accueillante remplie de petits pubs, cafés et restos qui font le bonheur de tous touristes. C’est aussi la première fois que l’on rencontre de nombreux backpackers comme nous, le Salvador n’étant pas très populaire pour le tourisme.

On passe notre première soirée au Viavia café où l’on fait la rencontre d’un australien et d’un américain qui voyagent ensemble en voiture. L’américain est un reporter animalier pour le National Géographic, on passe donc de longues heures captivés par ses histoires d’expéditions sous-marines.

Comme les ruines de Copan sont fermées à cause de manifestations paysannes anti gouvernement (oui encore), on décide d’occuper notre temps pour les prochains jours à suivre des cours d’espagnol dans l’espoir que les manifestations arrêteront un jour. C’est vraiment cool de ne pas être pressé dans le temps, ça ouvre plein de portes et nous permet de nous faire plus facilement des amis parmi les locaux et les touristes.

Suivant les conseils de Daphné, nous avons choisi l’école Guacamaya qui offre des cours avec un prof privé pour chaque élève. 4 heures de cours en matiné et du bénévolat dans un garderie pour enfants défavorisés en après-midi. La nourriture et l’hébergement sont inclus dans le prix et on est époustouflé par le luxe de notre chambre privé! 3 lits double, Toilette privé, TV, Wifi, eau potable et une vue extraordinaire sur la ville de Copan (Casa dona Helena). On est aussi impressionné pour l’amour et l’énergie des enfants à la garderie, qui nous touchent, nous sautent dessus, nous apportent des livres d’histoire en espagnol et nous apprennent pleins de nouveaux mots via les contes pour enfant. Des rires contagieux, des pleures et faire abstraction de la relative salubrité de l’endroit, des dents cariées de jeunes filles de 5 ans sont quelques éléments qui nous ont touchés profondément.

Après nos cours, les ruines étaient encore fermées en raison des manifestations… Direction élevage de papillons! Papillon ce dit « mariposa » en espagnol, je trouve que c’est particulièrement beau comme mot, mais pas aussi beau que la multitude de papillons colorés qui virevoltent autour de nous. On apprend comment se nourrissent les papillons, certains mangent des fruits, d’autres des fleurs. On voit aussi comment les oeufs sont recueillis et comment les chenilles sont nourris. Ça m’a impressionné de voir la couleur des chenilles qui concorde pas mal avec le futur papillon associé. On passe ensuite l’après midi dans les eaux thermales chaudes qui sont aménagés en spa naturel de luxe avec massage et tout le kit.

Le lendemain on part en quête d’émotions fortes! Les tyroliennes! 16 tyroliennes dont certaines longues de plus d’un kilomètre! Equipés de casques et de gros gants de caoutchouc pour freiner, on s’élance au dessus de la forêt de grands pins qui entoure Copan. Maïté avait les jambes molles avant de commencer ces longues traversées, mais une fois parti on trippait comme des fous.

Les tyroliennes se terminent tout prêt d’un centre d’élevage et de protection de grands oiseaux, perroquet en tout genre, toucan, grand duc et multitude d’autres oiseaux moins connus sont ici en mode reproduction. À la réception, il y a même un perroquet qui nous accueille avec un « hola », plus loin une quarantaine de grands aras sont en « liberté » et on prends plusieurs photos avec les plus grands perroquets du monde sur nous. Maité manque presque de force dans le bras pour les supporter le temps que je prenne quelques photos. Vraiment un bel avant-midi!

Oh bonheur! les ruines maya de Copan sont enfin ouverte au public!! Le gouvernement a réussi à calmer les ardeurs avec d’autres promesses qui seront probablement encore ignorées. On passe donc l’après-midi en aventurier/archéologue, à arpenter les ruines, escalader les estrades, fouiller les tunnels et en apprendre toujours d’avantage sur les civilisation encore vivante aujourd’hui, mais très bien converti au modernisme. Ça commence à faire une couple de ruines que je visite et mon intérêt est de plus en plus bas pour ce type d’attrait, mais bon… Je peux dire Copan, CHECK!