Partir d’Utila au Honduras jusqu’à Belize sera une longue route et ça ne nous tente pas trop… D’autant plus que l’on est si bien sur cette ile! Mais on prend nos sacs à dos et notre courage à deux mains et on part! 2 heures de bateau pour rejoindre la côte, taxi jusqu’au terminal de bus, attente de 2 heures, 3 heures de bus public jusqu’à San Pedro Sula où l’on doit passer la nuit car il est déjà 21h. On serait arrivé avant si on avait pas décidé de faire 2 dernières plongées en matiné avant de partir. 21h et la ville est déjà endormie, les rues sont désertes et tous les restaurants fermés… J’AI FAIM!! On trouve une chambre d’hôtel et on se fait un souper de fortune avec un sac de Doritos. Ils sont même pas aussi bon qu’au Québec! Le lendemain, opération trouver de la bouffe avec encore nos gros sac à dos! Le dunkin donut du terminal de bus m’apparait comme un paradis gastronomique et ce croissant aux oeufs fut le best croissant ever!

1 heure de bus public (petit rappel, quand je dis bus ça veut dire autobus scolaire comme en quatrième année, mais j’ai grandi depuis et mes jambes n’entrent clairement plus entre le siège et le banc devant) jusqu’à Puerto Cortez où l’on prévoit prendre le traversier « Express-D » jusqu’a Placencia au Belize. Bon les problèmes… euh je veux dire aventures… commencent!

Le traversier est en panne et ne partira pas aujourd’hui. Mais un plan B est disponible, le bateau « Pride of belize » part dans 2 heures pour Belize city avec un arrêt à Dangriga. Dangriga here we come!! 4h30 de bateau durant lesquelles on partage quelques bières avec l’équipage, prend du soleil sur le pont du bateau et on profite du paysage.

Avant d’arriver à Dangriga un jeune garçon nous demande nos passeports, les dépose dans un sac de plastique et part avec… Je ne me sens pas trop safe sans mon passeport… je n’aurais pas dû lui laisser. Finalement le port de Dangriga est plus un vieux quai désaffecté où une cinquantaine de pélicans ont élu demeure. Aucune maison, bateau ou autre signe de vie. Un agent de la douane embarque dans le bateau pour estampiller nos passeports et nous voilà reparti sur une petite trail en terre vers la ville.

Dangriga n’est vraiment pas un ville pour touristes. En plus, c’est pâques aujourd’hui et tout est fermé. On choisit l’hotel Jungle Hut pour notre première nuit, 45$US outch! bienvenue au Belize c’est cher icite! La ville est fermée mais tout le monde est sur la plage pour un beach party monumental avec des compétitions en tout genre entre les gens de la place. On se sent vraiment bizarre étant les seuls blancs dans une marée de gens à la peau couleur ébène, mais les locaux sont tous très sympathiques ou indéfférents. Ça fait du bien de ne pas se faire achaler à tout bout de champ pour acheter des cossins ou pour partir en expédition quelquonque, ici le tourisme n’est pas vraiment développé, seulement des gens normaux qui vivent leur train train quotidien.

Pas grand chose à faire ici, donc on s’achète de la bière et on part pour une journée de plage. Sur la route on fait la connaissance de Charley, un « semi guide » de touriste tout maigrichon, avec seulement 2 dents qui demande juste à sortir de cette bouche, et qui ne cessent de parler. C’est le genre de type qui veut tout arranger pour nous, chambre, excursion et booking. Comme on a vraiment besoin d’information, on l’écoute, il nous trouve même une cabana sur la plage un peu plus dans notre budget, mais après un bout de temps je lui donne un 5$ pour qu’il nous foute la paix!

Enfin seul sur la plage avec une bonne bière et ma petite femme à mes cotés. Le paysage est parfois agrémenté de droles d’évènements, les oiseaux qui pèchent ou un groupe d’enfants qui navigue sur une porte de frigidaire qui fait office de radeau. Je ne savais pas que ça flottait ça! Juste à coté de nous un artisan taille de grosses souches de bois à coup de hache et de rabot pour en faire des tambours traditionnels.
Le soir venu, on mange dans un resto chinois et c’est à ce moment que l’on se rend compte de quelque chose de troublant. Au Belize tous les super marchés sont possédés par des chinois, la plupart des restaurants et quincailleries aussi. On s’est informé et c’est comme ça partout au Belize, les chinois ont pris le contrôle du commerce et j’imagine que Belize n’est pas le seul pays « victime »de cette invasion, mais c’est le premier que je visite. Ailleurs, on voit souvent un chinatown dans les grandes villes, mais c’est à peu près ça. Au Québec, on voit des chinois qui possèdent des dépanneurs mais ce n’est pas une invasion. Il faut se checker, c’est pas trop cool ici de voir l’économie glisser entre les mains des locaux. J’ai rien contre les chinois, je trouve qu’ils sont meme brillants dans leur expansion à l’extérieur de leur Chine trop petite, mais j’aime aussi la diversité culturelle et j’ai peur qu’elle soit attaquée un peu ici.

Bon anyway, la bouffe chinoise était excellante. Je commence à être barbu et je n’ai plus de jus dans mon rasoir donc je suis un peu plus alerte si jamais on croise un barbier sur le chemin. Ce soir est mon soir chanceux, un barber shop avec 2 jeunes barbiers. J’étais entré pour me faire faire la barbe et je suis ressorti avec une coupe de cheveux, un motif funky rasé dans le fond de la tête et 2 nouveaux amis qui nous invite à leur game de basketball ce soir. Wow! un rasage payant :) Encore un pit stop pour acheter plus de bière et on passe une autre belle soirée dans les estrade du stade de basket.